19h30 un soir d'Octobre . Il fait déjà nuit . En T-shirt, je devrais avoir froid, mais le fait de courrir me réchauffe . Le sourire aux lèvres je repense à ces quelques instants avec lui . J'ai revu Camille, c'est homme qui me fait tant de bien . Je vais essayer de revoir ma mère . La seule femme importante pour moi qui j'espère ne m'a jamais oublié .
Arrivée en face de chez moi, je m'arrête . Essouflée je pose mes mains sur mes genoux et regarde par la grille ce qui se passe dans ma maison . La lumière du salon est allumé et papa regarde la télé . Le fait que je sois partis n'a pas l'air de l'inquiéter, mais il est habitué . Depuis que je suis gamine, à la moindre contradiction, je pars de chez moi et reviens quelques heures plus tard ...
- AMELIE ! Où tu vas ?
- (Pleurant) Me suis pas Tom.
- Dis moi où tu vas !
- Papa me croit pas. C'est pas moi qui ai effacé tous ses fichiers de travail sur l'ordinateur.
- (Me prenant la main) Attend, je viens avec toi.
Fin du flash back
Plus la séparation entre moi, Tristan, Jo & Fabi approchait, plus je repensais à Tom . Moi et mon caractère dur, insensible et limite insociable avions beaucoup changés . J'étais devenue faible et émotionelle, trop émotionelle . Je serrai fort le pendentif que Tom m'avait offert il y a quelques années et que je portais toujours sur moi, ferma les yeux laissant échapper une larme et partis à la maison voisine, chez les Halbig .
Une fois de plus, je ne pris pas le temps de toquer et inséra le double de leur clé dans la serrure. J'entrai . Aucun bruit dans la maison, aucune lumière n'était allumée .
Je commençai à paniquer ne les entendant pas répondre . Un taxi devait passer les chercher pour les ammener à l'aéroport, mais je ne savais pas à quelle heure . Je fis toutes les pièces de la maison . Ils n'étaient pas là . Non, ils ne pouvaient pas être partis sans m'avoir prit dans leurs bras . Ils ne pouvaient pas m'avoir quittés sans un aurevoir . Les larmes me montèrent aux yeux, mais je m'étais juré de ne pas pleurer avant leur départ . Mais étaient-ils déjà peut être partis . Je retourna à l'entrée et quitta la maison, rentrant chez moi en courant . J'ouvris la porte et hurla:
Je m'arrêta net . Moi qui pensait que Fabi & Jo étaient partis, se tenaient devant moi, votrés dans le canapé, un verre à la main . Soulagée je soupira et leur sauta dessus .
Je pris moi aussi un verre et m'asseya entre eux . Nous passâmes tous les quatre la soirée devant plusieurs cartons de pizzas et des canettes de bierres vides . La dispute entre mon père et moi était déjà oubliée . Même si on est pas toujours sur la même longueur d'ondes, on peut pas ne pas se parler . Contrairement à d'habitude, la conversation ne se fit qu'en allemand . Chacun devait repenser à son pays d'origine . Mon père dit que ça nous ferait peut être du bien d'y retourner quelques jours quand Tristan y vivra . T'façon, moi même sans lui, j'y retournerai .
On se rappelait nos premiers jours d'école en France quand quelqu'un claxona dehors . La conversation se stoppa . Tous les quatre savions se que voulait dire ce cou de claxon . Les sourires sur nos visages s'effacèrent et les garçons posèrent leur bière sur la table, se levant ensuite . Je restai assise encore quelques minutes, les yeux et les pensées dans le vague . Puis je me leva, souriant faussement à mon père . Il savait que se serait difficile pour moi de les quitter . Nous nous dirigeâmes tous les quatre dans l'entrée . Jo & Fabi mettaient leur veste alors que mon père apportait leurs valises au taxi . Je n'avais pas décroché une parole depuis ce cou de claxon . J'aurai aimé que jamais il ne retentisse . Des frissons me parcouraient tout le corps alors que les garçons finissaient de s'habiller . Le moment qu'on attendait le moins arriva . Mon père serra la main à Jo & Fabi, puis les prit dans ses bras en rigolant .
Ces paroles me firent légèrement sourire puis mon père rentra nous laissant tous les trois . J'avais l'impression qu'il lisait dans mes pensées . Je ne voulait qu'il me voit m'effondrer quand Jo & Fabi seront dans le taxi, prêts à partir .
Une fois seuls, tous les trois, aucun de nous ne bougea . Je ne sais pas de quoi pouvait penser les garçons, mais moi des tas de souvenirs défilèrent devant mes yeux . Et sans m'en rendre compte, une larme coula le long de ma joue . Jo s'avança et me pris dans ses bras .
- Je suis désolé.
Je le serra fort contre moi, comme pour que jamais il ne s'en aille . Il passa sa main dans mes cheveux et embrassa mon front .
- Oui je sais ...
Il recula . Ses yeux brillaient . Et sans une autre parole il se dirigea vers le taxi . Il ouvrit la portière, me lança un dernier sourire et monta en voiture .
Ne restait plus que Fabi & moi . Il n'avait pas bougé . Je le regardait . Il avait la tête baissée et sa frange cachait légèrement son visage . Je me baissa pour être à sa hauteur et avec mon index releva sa tête ...
- J'pensais pas qu'on serrait séparé un jour. (Sa voix tremblait)
- Promet moi de faire attention à toi .
- ...
- Ce qui va t'arriver en Allemagne va être la plus belle chose dans ta vie. Profites en !
- Tu vas me manquer bordel .
Le taxi claxona une seconde fois . La tristesse m'avait fait m'asseoir . Fabi s'accroupit face à moi . Il fouilla dans sa poche et sortit un paquet, emballé d'une feuille de papier blanche . Il me le mit entre les mains . Me pris dans ses bras quelques secondes et me fit un baiser sur la joue . Il se leva et marcha en direction de la voiture . Avant qu'il ne monte je me releva et courra après lui .
Il ne répondit pas, se contentat de me sourir et monta en voiture . Une fois la portière claquée, je recula pour laisser partir le taxi . Le chauffeur mit en marche sa voiture et pris la direction de l'aéroport . Je voyais cette voiture s'éloigner de plus en plus vite de moi . Les larmes ne fesaient que se succéder sur mes joues . Je les essuyai avec la manche de mon pull, regarda une dernière fois la voiture qui emportaient deux être chers loin de moi et remonta l'allée pour rentrer chez moi .
- J'monte me coucher . Bonne nuit .
- Bonne nuit ...
J'avais répondut froidement à mon père, mais je savais qu'il ne m'en voudrait pas cette fois ci . Je monta les escaliers pour me retrouver dans ma chambre . Je ne réalisai pas encore qu'ils étaient partis pour aller dans ce pays qui me manquait tant .
Je m'allongeai sur mon lit et mis mon mp3 aux oreilles. Un premier matin . Cette chanson que nous avions enregistré tous les quatre (Jo, Fabi, Max & moi) il y a un an, et que Jo me jouait à la guitare encore hier matin . Moi qui m'étais jurée de ne pas pleurer avant le départ de mon frère, je ne pus me retenir une fois de plus . La fatigue accumulée à la tristesse me fit m'endormir sur ces dernières paroles, oubliant même le paquet que Fabi m'avait donné:
" Ohne dich denkst du kann ich nicht, C'est une nouvelle vie devant moi ... "
Pour une fois j'ai pas été très longue pour écrire un chapitre . Je suis fière de moi :D
Voila, Jo & Fabi son partis, le tour de Tristan ne devrait pas tarder, à moins qu'il y ait du changement ...
J'aimerai bien savoir ce que vous imaginez pour la suite ?!
J'ai toujours desoin de vos avis ! Merci à ceux qui suivent la fiction depui le début ( l)
